L'Orkatitude


 
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 Waaagh ! Bharak

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Témordak
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MessageSujet: Waaagh ! Bharak   Mar 2 Nov - 22:50

J'ai enregistré le pdf pour ceux qui voudraient l'imprimer (plus facile à lire sur papier):
http://membres.multimania.fr/earendilsilmarils/wb.pdf (faites clic droit pour enregistrer la cible)



Bonjour, voici le début d'un petit texte que j'écris, un début d'historique pour mon armée d'orks en préparation... Soyez indulgents, c'est la première fois que j'écris un tel récit.
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Chapitre I - Affrontements

Le soleil brûlant apparut au sommet de la sombre colline, et le paysage entier fut dès lors inondé de lumière. Sur une crête, marchait vivement et lourdement un groupe d’Orks, constitué de deux squigs, douze grots, quinze boyz et un Nob Ork, un peu plus grand et large que les autres. En toute apparence, ce dernier était le meneur de la bande. En fait, il s’agissait même du chef de clan des Koud’Boul. Et il venait de quitter la jungle avec sa seule garde personnelle…
La terre sur laquelle ils marchaient, c’était celle de la planète Gwarzg, où les Orks avaient débarqué il y a plusieurs années. Et depuis, plusieurs clans orks vivaient ensemble. Ils se tapaient dessus, et surtout ils affrontaient les créatures coriaces et mystérieuses de la jungle, comme par exemple les Kaborz.
Lé Kaborz cé dé gross bête avek dé plum’ rouges, dé gross dents et ki courre vite (cé pars’kelles son’ rouges) et ki en pluss fon mal kan elles nou bouff’ un bras ou aut’choz…

Or, le clan Goff local, dirigé par le Big Boss Zuk Baltrink, abattait en masse les arbres de la jungle, entraînant un dépeuplement des Kaborz, qui voyant leur habitat diminuer, s’en allaient. Cela n’était pas du goût de tous les Orks, et notamment du clan des Koud’Boul, dont le chef, Azug Gwerig, marchait pour aller dire un mot ou deux à son ennemi le Goff…

La compagnie continuait à marcher, à travers les buissons et les sentiers vaseux. Les Squigs bavaient, les gretchins se plaignaient, les boyz grognaient, et Gwerig râlait. Il décida donc de stopper l’avancée pour quelques minutes. Il en profita pour dévoiler à ses boyz son plan finement réfléchi :
« Bon, alor j’vé dirr à l’aut’ Goff k’il arrêt de nou privé de not’ chasse, et si sa march pa, j’lui cass’ la gueule !!! »
A l’évidence, un combat entre les deux chefs de clan aurait lieu...

Peu après, le groupe, constitué d’un squig, de dix grots, quinze boyz et de Gwerig, reprit sa route… Vous l’aurez remarqué, le chef avait profité de cet arrêt pour se défouler et apaiser la faim qui le tenaillait.
Ils continuèrent alors, gravirent la grande colline… Une fois arrivés en haut, ils s’arrêtèrent un instant, et purent apercevoir en contrebas la forteresse de Krak-Terak, domaine de résidence de Baltrink, boss des Goffs de cette planète. Elle était construite autour d’un petit mont rocheux, faite d’un empilement de palissades, de tours et de cabanes. Elle était très différente de ce que construisaient les Koud’Boul, eux qui vivaient dans la jungle.
Les esclaves grots étaient épuisés. Des boyz, ainsi que Gwerig, en lancèrent quelques-uns en avant, pour qu’ils redescendent plus vite. Les autres furent tout de suite plus en forme, visiblement, et commencèrent à descendre le versant en courant. Les Orks suivirent d’un pas lourd. Et très vite, ils rattrapèrent les petits esclaves. La plupart avaient dégringolé sur une cinquantaine de mètres, pour atterrir dans un massif de buissons épineux. L’un d’eux commença à geindre :
« Aïe ! Keskeu safé mal… »
« Ferm’la !!! Tum’ kass lé kou***[censured] ! » hurla Gwerig.

« [Schprouaf !] ».

Cela, c’était le bruit de la massue du boss s’écrasant sur le grot.

Finalement, les Orks retrouvèrent quatre grots en état. Gwerig décida de les abandonner : ils représentaient un boulet trop encombrant et lourd à porter. Les esclaves virent là une libération heureuse et inespérée. En fait, ils n’avaient aucune chance de rejoindre le camp vivants.

Les boyz et leur chef, toujours suivis par un squig d’attaque agressif, pénétrèrent ensuite dans le périmètre des Goffs. Ici et là, des bandes de grots s’affairaient, couraient dans tous les coins. Au bas de la colline, de hauts tas de débris surplombaient le sentier. La compagnie voyait des gretchins en sortir des moteurs, des pièces en tout genre, pour les emporter vers de grandes tentes, près de la forteresse. Vers la gauche, près des abords de la jungle, des grues primaires renversaient des arbres un à un. Les troncs étaient transportés par truks vers Krak-Terak, où ils serviraient à la construction de nouveaux engins…
Une patrouille Goff vint à la rencontre du groupe de visiteurs. Le Nob à leur tête commença à aboyer :
« Kes’ke vou fêt’là, vou zot’ ? » Il observa les vêtements colorés et bariolés des inconnus, avant de déduire : « Z’êt pad’not clan, vou zot’ ?! ».
« Nou on é lé Koud’Boul, é on veu voar vot’ chéf vit’fé ! » annonça puissamment Gwerig.
Le Nob Goff hésita, puis leur donna l’ordre de les suivre. Ce qu’ils firent, non sans agitation…


...


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Témordak
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MessageSujet: Re: Waaagh ! Bharak   Mer 3 Nov - 15:18

...

Les Orks franchirent les hautes murailles de la forteresse. Là, au pied du mont, l’agitation était à son comble : l’ouvrage des mékanos nécessitait beaucoup de main d’œuvre d’esclaves, encadrés de très près par de nombreux gardes orks. Des roues de métal tournaient bruyamment, des soufflets gonflaient, des machines fumaient, crachaient des flammes… Gwerig regardaient toute cette activité avec étonnement, ainsi qu’une certaine admiration. Il remarquait que tout ceci dépassait allègrement les expériences techniques de son propre clan. Et curieusement, cette idée le rendit furieux.
Ils grimpèrent dans une gigantesque cabine de fer, qui commença ensuite à s’élever dans les airs, tirée par des câbles, eux-mêmes mis en mouvement par quelque mécanisme de rouages. Ainsi, Gwerig et sa garde, accompagnés par les Goffs, atteignirent le sommet du mont, où était construit la citadelle la plus imposante.

Ils furent menés jusqu’à une porte, où un imposant garde leur demanda de déposer les armes avant de pouvoir pénétrer dans la grande salle. Evidemment, cela n’était du goût du chef Koud’Boul :
« J’sui Azug Ub Gwerig, chef du klan Koud’Boul, é j’gard ma massu koik’il arriv’ !!! »

Mais au fait, qui est Azug Gwerig ? Né sur Gwarzg, d’un parent unique spore de champignon (selon certaines sources très informées de l’Imperium), Gwerig a longtemps été un jeune ork modèle, c’est-à-dire fort, bagarreur et brutal. Il accède récemment au titre de chef de clan en écrasant par accident le chef précédent, au volant d’un buggy… Plats préférés : le squig rayé au jus et la langue de Kaborz. Ce qu’il déteste : l’orage sous les arbres et le clan Goff, qu’il juge trop sérieux et trop militarisé. Ambition : devenir un Seigneur de Guerre pour pouvoir massacrer plein de monde…

« [Schprouaf !] »

Cela, c’était le bruit de la massue s’abattant sur le garde Goff.

Les autres ne tardèrent pas à réagir, avec violence. Le squig sauta à la gorge de l’un des adversaires, qui tomba à la renverse, et se cogna la tête contre la grande porte. Gwerig jeta sa massue sur un ennemi, et décrocha le Gros Kikoup qu’il avait dans le dos. Avec cette arme, il commença à trancher les orks de la patrouille, appuyés par ses fidèles suivants. Les murs furent repeints.
Une fois le groupe Koud’Boul débarrassé de cette première nuisance, ils commencèrent à frapper la porte métallique de toutes leurs forces (et Gork sait qu’ils en avaient beaucoup). L’obstacle ne résista pas longtemps, et les deux battants se fracassèrent. De l’autre côté, il y avait une grande salle, au sol pavé et aux murs faits de tôles. Du haut plafond pendaient des cordes, au bout desquelles étaient accrochées des masses de viande de squig séché. Au milieu de la salle, attendait un gros et grand Ork à la peau sombre, entouré d’une quinzaine de gardes du corps. Il s’agissait de Zuk Baltrink, le chef des Goffs de Gwarzg, prêt à accueillir les visiteurs, une hache tronçonneuse aux mains.
« Keskeu vou fet’la !? » demanda avec pertinence le boss du domaine.
Et Gwerig répondit : « Fo kon parl’ !!! » L’échange oral était terminé. L’échange de coups commençait. Les deux ennemis foncèrent l’un sur l’autre, et entamèrent le combat. Les autres orks observèrent la lutte, sans intervenir. Après tout, c’était un duel entre chefs de clans. Quand ils auraient terminé leur affaire, alors seulement les autres pourraient s’affronter joyeusement.
La hache tronçonneuse de Baltrink s’abattit à plusieurs reprises sur les épaulières blindées de son adversaire. Celui-ci tentait de riposter d’un coup de kikoup, mais atteignait rarement sa cible. Il commença donc à se déplacer dans la salle. La hache tronçonneuse du grand Goff trancha accidentellement l’un de ses propres gardes du corps, qui était trop exposé. A ce moment, le squig, resté derrière, lui sauta à la jambe. L’animal fut repoussé d’un coup de hache par Baltrink, mais ce fut l’occasion pour Gwerig d’atteindre la tête de l’ennemi. Le kikoup rebondit sur le casque, mais Baltrink fut légèrement étourdi par le choc. Le chef Koud’Boul vit là l’approche de sa victoire. Mais relâchant sa prudence, la hache tronçonneuse ensanglantée parvint à le frapper lourdement à la tête. Et malgré la présence de son casque, la chaîne érafla largement tout le côté droit de son crâne…

Gwerig était à terre, le visage rouge de sang, un œil égratigné. Il avait perdu le duel.
Malgré tout, son adversaire lui laissa la vie sauve. Baltrink n’aurait pas éliminé de la sorte un adversaire ork à sa mesure, bien qu’affaibli et diminué, et il ne constituait pas un rival sérieux.

Lorsque le boss du clan Koud’Boul, Azug Ub Gwerig, eut rejoint son camp dans la jungle, les medikos lui réparèrent le haut du crâne, et lui greffèrent un œil droit bionique. Mais le chef diminué resta affaibli durant des semaines, rongé par l’humiliation et la rancœur.
Les Goffs continuèrent à détruire la jungle et à bâtir un territoire organisé, toujours plus étendu. Durant près d’une année, les Koud’Boul restèrent dans leur jungle, envoyant parfois des bandes assaillir leurs ennemis. Parfois, Gwerig leur envoyait des messages, à bord de bombes vides catapultées, du genre : J’sui Azug Ub Gwerig, chef dé Koud’Boul, é j’ème pa vo maniaires de boyz tro sérieu é mou ! J’sui Azug Gwerig, é kan chré un gran ségneur de guerre, cé moa ki vou umpoz’rai la loa k’fo suivr…

Devenir grand seigneur de guerre, Gwerig ni pensait jamais réellement. En fait, il était incapable de se projeter dans l’avenir, comme la plupart des orks. Pourtant, son destin serait de mener une armée. Et ce destin s’accomplirait bientôt…


Fin du Chapitre I.


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Témordak
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MessageSujet: Re: Waaagh ! Bharak   Mer 3 Nov - 15:19

Voici la suite :
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Chapitre II - Nous ne sommes pas seuls


Chaque matin, le ciel annonce d’emblée le temps qu’il fera durant la journée. Ce matin-là, à l’aube, un nuage se déroula dans les cieux, et le silence laissa place à un tonnerre de bruits de moteurs grondants. Déjà, il pleuvait des transports impériaux…

Les airs étaient chargés de barges d’atterrissage et de vaisseaux légers, semant des raies de fumée sur le ciel bleu. Partout, dans la jungle, dans les collines, les plaines, courrait les bruits de masses vibrantes frappant la terre, vomissant des escouades entières de soldats de la Garde Impériale. Quelque part, le Commissaire Yental donna l’ordre d’établir un campement. Le Colonel Vondalus envoya à divers endroits des troupes de reconnaissance, puis se retira dans sa tente, où il consulta sa carte, sur laquelle il avait annoté tous les détails stratégiques de son plan.

La planète Jusnic, appelée également Gwarzg, était située dans le même système que le monde humain de Kaln, une colonie minière, que l’Imperium désirait garder entre ses mains. Malgré qu’ils aient vécu tranquilles sur Gwarzg pendant un certain temps, certains clans orks à la puissance grandissante représentait une menace sérieuse pour les humains. Il avait donc été décidé d’en finir avec eux. Le Colonel Vondalus, dont le régiment était établi dans un système voisin, s’était logiquement vu confier la direction des opérations…

L’officier ressortit de son pavillon, et retrouva le Commissaire Yental :
« Commissaire, annoncez à tous les officiers que la troupe doit se préparer à faire route vers le sud. C’est là que, semble-t-il, le gros de l’ennemi est rassemblé. »
« Très bien. », répondit sombrement Yental.
« Le départ sera sonné dès que les groupes de reconnaissance seront rentrés. », termina le Colonel. Puis il marcha lentement vers sa tente, le regard optimiste. Il était persuadé d’une chose : le conflit ne durerait qu’une ou deux semaines…



La sueur perlait sur son front. L’air de la jungle était lourd et oppressant. Tout autour, la pénombre dégageait un sentiment de danger. Le sergent Guldt fit s’arrêter ses hommes, et sortit sa carte de son veston. Il l’étudia une ou deux minutes, visiblement soucieux. Puis il annonça à la quinzaine de soldats qui l’accompagnaient :
« Bon, on fait d’mi-tour. On s’est suffisamment empêtrés dans cette foutue forêt. De toute façon, ‘y a rien par ici… »

Les hommes poussèrent tous un profond soupir de soulagement, et le groupe se mit en marcher dans la direction opposée, sous la chaleur étouffante. Guldt marchait hâtivement, contournant les flaques de boue et les buissons de fougères.


Quelques minutes passèrent. Le groupe ne disait mot, et se contentait de marcher.


Le silence envahissant les mettait mal à l’aise…

« [Clap ! ] »

Le sergent se retourna promptement. Quel était ce bruit ?

Il s’agissait de l’un des soldats qui s’était claqué la joue. Les moustiques les accompagnaient… Guldt souffla. Ils continuèrent.

« [Clap !] »

Cette fois-ci, le sergent ne regarda pas derrière lui. Pourtant, un cri de douleur long et terrible se fit entendre, suivi d’appels de soldats, de coups de feu… Le sergent Guldt stoppa net. Derrière le groupe, s’enfuyait vivement une créature qui lui était inconnue. Il s’agissait d’un grand oiseau de couleur rouge, haut de trois mètres environ, doté d’un long cou et d’une mâchoire vive et imposante. La bête s’était approchée des hommes sans se faire repérer : sans doute s’était-elle laissée tomber d’un arbre. Elle avait attaqué le soldat situé en queue de l’escouade, et celui-ci gisait désormais étendu sur le sol humide. Il avait été sévèrement mordu, et le bas de son abdomen était recouvert de sang. Il pleurait. Il hurlait. Guldt s’accroupit à côté du blessé, et lui chuchota quelques mots. Il détacha sa propre veste de camouflage, laissant apparaître son uniforme bleuté, et la déposa sur le corps souffrant. Se relevant, il dégaina son pistolet. Et tendit son bras armé vers son compagnon d’armes.

Il tira deux coups.



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Témordak
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MessageSujet: Re: Waaagh ! Bharak   Mer 3 Nov - 15:20

Le ciel s’assombrissait chaque minute davantage. Bientôt, le soleil s’échappa derrière une colline verdoyante, et les ombres envahirent le campement impérial.

Le commissaire Yental supervisait les ultimes préparatifs. Les soldats faisaient débarquer les chars blindés, principalement des tanks Leman Russ. Ici et là, les escouades se regroupaient, les sous-officiers briefaient leurs hommes, et attendaient que l’ordre de partir soit enfin donné.
Yental, lui, attendait le retour des hommes du sergent Guldt. C’était là le seul groupe de reconnaissance qui ne soit pas revenu au camp. On avait tenté de le joindre par radio, en vain. Qu’avait-il pu arriver durant leur mission ?
Le commissaire savait que le colonel s’impatientait. Les troupes devaient partir au plus vite. Il décida donc d’ordonner le départ. Il parcourut le camp, donnant un ordre à chaque officier qu’il rencontrait. Puis, il se dirigea vers la tente de commandement.

« Eh bien ? Les hommes sont-ils prêts à faire route vers les territoires ennemis ? » lança sèchement Vondalus.
« J’ai annoncé le départ. Seul manque à l’appel le groupe de reconnaissance du sergent Guldt, Colonel. »
« Tant pis, vous retrouverez peut-être ces imbéciles par la suite. Ne traînez pas, Yental. L’effet de surprise est certainement notre principal atout, et nous devons absolument le conserver entre nos mains. »
« Tout à… »
Le commissaire ne termina pas ces mots, car un homme pénétra soudainement dans la tente. Il s’agissait du sergent Guldt. Sa longue veste bleue était ensanglantée, et son visage exprimait une grave amertume. Il salua ses supérieurs, avant de déclarer :
« Pardonnez-moi, mon Colonel. Mes hommes et moi avons été retenu dans cette fout…(hem) dans cette jungle. J’ai perdu trois soldats sur le terrain aujourd’hui. »
« Que dites-vous ? » demanda Yental, stupéfait.
« On a été attaqués par de grosses et féroces créatures, Commissaire. Elles rôdent dans la jungle, et aussi à la lisière des forêts. »
Le commissaire se tourna vers le colonel Vondalus :
« Il ne faut pas approcher de la jungle. Inutile de perdre du temps à combattre de simples bêtes. Je propose que votre garde déplace ce camp davantage dans la plaine, mon Colonel. Nous sommes ici trop proches des arbres. Quant à moi, j’accompagne maintenant les soldats vers la zone ork. »

Une quinzaine de minutes plus tard, les soldats en uniformes bleus et les tanks sortirent en rangs du campement. Seuls y restaient le Colonel Vondalus, et quelques hommes de sa garde. Le Colonel dirigerait les opérations à partir de là, tandis que ce seraient le Commissaire Yental et le Lieutenant-Colonel Enris, qui commanderaient les hommes sur le terrain.
Le Colonel, lui, était persuadé d’une chose : le conflit ne durerait qu’une ou deux semaines…


Une journée entière s’écoula, pendant laquelle la grande armée impériale, étirée sur deux ou trois kilomètres, monta des collines et descendit dans de sombres vallées. Vers midi, l’armée se divisa en deux groupes, l’un dirigé par Yental, l’autre par le lieutenant-colonel Enris. Chacun fit route vers une direction différente. Ils se retrouveraient au front.
L’air était toujours aussi chaud et pesant, mais les soldats de la Garde le supportaient sans trop de difficulté. En revanche, la fatigue se fit sentir parmi les rangs, et à la fin de la journée, le Commissaire fit stopper sa colonne dans une grande plaine. L’endroit était idéal, et de toute manière, la nuit allait tomber.
Yental fit informer le Colonel Vondalus de cette halte par radio. Les soldats s’activèrent, et chacun avait une tâche parfaitement prédéfinie. Des tentes furent installées, de minces tranchées creusées autour du camp. Une tourelle de fortune fut bâtie en vitesse sur une petite hauteur : une sentinelle y veillerait toute la nuit.
Le soleil se coucha. En deux heures à peine, l’immense campement fut terminé. Après le repas, qui n’était d’ailleurs pas des plus fameux, la grande majorité des hommes s’en alla dormir dans des espaces aménagés prévus à cet effet. Le sommeil était vital, car le lendemain, ils affronteraient les Orks. Cela, tous le savaient.



« Mon Colonel, réveillez-vous, nous avons intercepté une liaison radio ennemie. »


Vondalus marcha avec hâte vers la tente où travaillait l’officier-radio. Celui-ci écoutait attentivement, bien que fatigué, les sons qu’émettaient son appareil de communication. D’étranges paroles orks sortaient du haut-parleur :
« Boouarrh, cé koi c’truk ? Gé entendu d’drôl deu brui là-d’dan… Zorhbag, vien voar !»

Le colonel murmura avec mépris : « Mais que nous veulent donc ces abrutis de plantes vertes dégénérées ? »
« Boarh, sa r’comenss ! Y’a kelk’un ki parl ? »
Vondalus décida de ne rien répondre.
« Zorhbaaaag !!! Vien, j’te di ! Ché pa ki parl, mé cé louch kom truk… Koi ? Non, ché pa s’keu sé… J’enten un brui bizarr’… Cé p’têtr lé Goff ? Eh, lé Goff, cé vou ? Arrété d’nou nargué, band’ de grotz ! Baltrink, vien te battr’, si té un ork ! On va t’envoiyé dé karkplouf sur ta gueul’, sale merde deu squ… skiz… krik… zhhz…»
La communication était coupée.

Vondalus resta perplexe durant quelques secondes, avant de dire à son officier-radio :
« Il y a quelque chose d’étrange par ici. Prévenez Yental et Enris qu’un conflit interne semble opposer des orks entre eux. Qu’ils se méfient. »



A quelques dizaines de kilomètres de là, le commissaire Yental sortit de sa tente personnelle. Il ne parvenait pas à dormir. De toute façon, il dormait habituellement très peu. Il marcha lentement, respirant profondément l’air frais. Il n’avait pas toujours l’occasion d’évoluer dans un air sain et naturel.
Tout autour de lui, des centaines d’hommes dormaient, à même le sol, étalés dans le camp, sur toute la plaine.
Yental retira sa casquette noire. Il savoura le silence. Ce silence qu’il appréciait tant depuis sa précédente campagne… L’officier chassa des souvenirs pénibles de son esprit, et continua de marcher tranquillement.

Tout à coup, un bruit faible et lointain se fit entendre. Le son d’une explosion. Yental tourna son regard vers le ciel obscur. Les hommes du lieutenant-colonel Enris avaient-ils rencontré des ennemis ?

Une autre explosion se fit entendre dans le sombre lointain. Dans le camp, quelques hommes se réveillèrent, et se levèrent.

Un objet siffla dans l’air, loin au-dessus d’eux. Yental se dirigea d’un pas plus rapide vers la tourelle d’observation, à quelques centaines de mètres de lui. Les soldats, qui s’alertaient les uns les autres, se levaient, l’arme à la main.
Un autre sifflement, plus proche cette fois-ci, se fit entendre. Quelque chose retombait sur le camp. Les soldats commencèrent à paniquer. Yental regarda avec stupeur en l’air : la chose retombait sur lui. Il n’eut que le temps de crier : « A couvert ! »

Mais c’était trop tard. La masse inconnue retomba lourdement sur le sol, et dans un éclat, fit exploser son contenu. Yental fermait les yeux. Sa mort était venue…



A la base, l’officier-radio apporta le dernier message reçu au colonel.

Allô, base, ici Enris. Signalons étranges bombardements à l’est de notre position. Il s’agit de bombardements d’origine ork, très certainement. Le bruit n’est pas semblable à un obus impérial classique. Essayons d’entrer en contact avec les hommes de Yental. Terminé.

Le colonel resta plongé dans ses pensées… Il n’aimait guère les surprises, et celles qui semblaient s’annoncer le préoccupaient.


Fin du Chapitre II.


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Témordak
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MessageSujet: Re: Waaagh ! Bharak   Ven 5 Nov - 13:50

Et voici le début d'un nouveau chapitre...
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Chapitre III - Des chasseurs sachant chasser...


Non.


Non, il n’était pas mort. Pas encore. Yental ouvrit les yeux, et souffla péniblement. Il n’y avait pas eu d’explosion. Pourtant, il avait senti quelque chose.
Des projecteurs furent allumés, plongeant le camp entier dans la lumière. Devant lui, il n’y avait pas de cratère, pas d’obus, rien.
Cependant, le sol était recouvert, sur plusieurs dizaines de mètres carrés, d’une substance visqueuse et gluante, de couleur bleue. Le commissaire Yental en était lui-même recouvert. Plusieurs hommes s’approchèrent du lieu d’impact, et s’écrièrent :
« Bon sang, qu’est-ce que c’est ? »
L’officier répondit, étonné :
« On dirait… de la peinture bleue !? »


...........................


Au plus profond de la grande jungle, sous les arbres immenses, s’étendait une cité gigantesque, assemblage chaotique de planches de bois, formation de huttes primitives et de passerelles grinçantes. Des Grots y couraient ici et là, déplaçant de lourdes charges de matériaux divers. Dans les cabanes les plus larges, quelques mékanos testaient leurs inventions les plus improbables.
Du haut d’un talus, un grand Ork, arrosé par le soleil de midi, admirait le travail de sa horde.

De longs mois s’étaient écoulés depuis sa défaite face au Seigneur Baltrink. Néanmoins, Azug Ub Gwerig ne renonçait pas à son désir de chasser son ennemi et toute sa suite hors de ces terres.

Le sombre Ork grogna. Il avait faim. Si seulement ses congénères n’avaient pas laissé s’échapper les dodus squigs de leur enclos ! Même si Gwerig n’était pas un grand amateur de viande d’élevage, désormais, l’alimentation manquait. Il fallait aller à la chasse.

Le chef de clan descendit du monticule, et rejoignit la bande qu’il avait pris soin de rassembler plus tôt. Se trouvaient là quelques boyz et ses plus fidèles compagnons, à savoir ses Nobs de garde, dont le brutal Témordak Koup’Hadak, ainsi que le médiko Dok’ Arzung Pikouz. Ils étaient accompagnés de quelques grots, que Gwerig feint d’ignorer.
Après un petit discours solennel (« Boar on va chairché kek’choz à bouffé pour tou l’mond ! »), le chef mit en route la petite compagnie.

La bande pénétra joyeusement dans la pénombre des grands arbres, et marcha quelque temps dans la boue. Ils cherchèrent quelque chose à se mettre sous les crocs. Pour les grots, ce n’était plus nécessaire: la boue qu’ils avalaient leur suffisait amplement.
Les orks n’étaient finalement pas mauvais chasseurs : ils écrabouillèrent des mouches et des moustiques, écrasèrent quelques serpents, broyèrent quelques porcs-épics bleus et autres misérables mammifères poilus. Mais Gwerig avait l’intelligence de percevoir la nécessité d’une prise plus constitante.

Après une heure de marche dans la jungle, la bande s’arrêta net. A environ cinquante mètres devant eux, une imposante bête rouge se débattait avec le cadavre pourrissant d’une vieille proie.
Le chef ork murmura : « Un Kaborz ! »
Il n’y avait jamais pensé, mais plus qu’une simple créature de divertissement, le kaborz représentait un nourrissant repas. Il fallait donc attraper ce fameux gibier.

Gwerig chuchota de sa voix rauque : « Fo l’atrapé ! Alonz-y doussemen san fér deu brui ! » Les orks avancèrent d’arbre en arbre, aussi silencieusement qu’ils le purent. Les grots, eux, restaient derrière, trop effrayés par la créature.

« Waaaaaghh !!! » Le boss ork n’avait pu réprimer un cri d’excitation. Il fonça à vive allure vers sa proie, une lourde hache à la main.

Mais le kaborz s’était enfui. Il faudrait visiblement employer une autre méthode.


La bande ork, dont certains membres voyaient leur patience sérieusement entamée, marcha encore un moment, à la recherche d’un autre animal.
« Là ! Un kaborz, fo k’on l’atrap’ sett foi ! »
Une créature rouge buvait l’eau d’une mare, au cœur d’un petit ravin qui se trouvait cent mètres plus loin. Gwerig fit signe aux autres de s’arrêter, et mit un genou à terre. Il sortit l’automatik qui était accroché à son épaisse ceinture de cuir, et visa avec précaution. Il fit feu.

C’était raté. L’ork avait mal visé, et le kaborz avait pris ses pattes à son cou.

Durant tout le reste de la journée, la bande tenta d’abattre un tel animal à plusieurs reprises, sans aucun succès. Toutes les tentatives échouaient lamentablement. Un grot eut le pied arraché par un piège improvisé, deux autres restèrent coincés dans un filet de lianes. Finalement, Gwerig se demandait s’ils chassaient toujours la même créature, ou bien s’ils avaient rendu visite à tout le bestiaire des environs. Dans tous les cas, à ce rythme, il serait difficile de nourrir tout le clan de cette façon… Il était d’ailleurs étrange que ces kaborz soient si effrayés, eux qui attaquaient parfois les ateliers du camp des Koud’Boul.

Il faudrait employer une autre méthode.

La petite compagnie revint au camp, bredouille et lasse. A la fin de la soirée, tous les grots pleurnichaient, et les orks grognaient, Azug Ub Gwerig le premier.

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Témordak
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MessageSujet: Re: Waaagh ! Bharak   Ven 5 Nov - 22:16

Le lendemain, il pleuvait. Mais Gwerig était de bonne humeur, à la grande joie de ses petits servants. Gork et Mork lui avaient inspiré une idée, et il en était très satisfait.
Pour mangé, fodré plin deu kaborz, mé cé dur d’en atrapé un seul. Un kaborz, cé un truk k’a dé plum’, donk cé un oizo. Hé lé zoizo sa pon dé zoeu !
Il fallait trouver un œuf. Il fallait trouver un nid.

Le chef des Koud’Boul prit sa lourde hache tronçonneuse, et réunit à nouveau les Nobz à son service, ainsi que des boyz et quelques gretchins en état de marcher. Témordak Koup’Hadak, l’un des plus fidèles serviteurs de Gwerig, prit la parole :
« Boss, on va enkore alé chairché dé kaborz dan la foré ? Yer, sa a pa été tré top, koi… »
« Nan, on va pa chassé, on va piqué sé zoeu, ha ha… », ria violemment le maître ork.
« A bon, mé j’èm’po lé zoeu moa, é hu nomeulett’, sa renpli pa leu ventre ! »
Gwerig gronda :
« Têt’ deu grot ! Cé pa pour bouffé lé zoeu ! Mé dan lé zoeu y’a dé kaborz peti, é apré, sa fé dé kaborz gran ! »

Evidemment, les Orks ne sont pas de brillants ramasseurs d’œufs. Trouver un nid représentait déjà une tâche qui leur était difficile. Après quelques heures de recherche dans la jungle verte, l’un des boyz du groupe de chasse eut l’excellente idée de regarder un instant vers le ciel. Il vit alors, à de nombreux mètres vers la cime d’un arbre, une masse rouge nettement visible.
« Boss, y’a un truk rouge la-hô ! »
Le groupe s’arrêta, et Gwerig recula de plusieurs pas, pour scruter à son tour vers le haut des arbres. Et il s’aperçut que son acolyte disait vrai :
« Ouai, y’a un truk rouge la-hô ! »
« Doi t’y avoar un ni la-hô », remarqua Dok’ Arzung.
« Fodré alé voar… », dit un autre.


Minute de silence.

« On pouré balanssé un grot pour fér tonbé le ni ? » suggéra un Nob. A cet instant, les grots qui accompagnaient la bande prirent peur et se firent encore plus petits qu’ils ne l’étaient. Gwerig répondit gravement :
« Nan, cé tro dur deu visé, un grot sa fé k’bougé… »


Autre minute de silence.

« On pourré fér tonbé l’arbr’ ? » demanda le brutal Témordak.

Le boss finit par dire : « Hé, mé cé une bonn’ idé ! » Il s’avança vers le tronc de l’immense feuillu, et, mettant en marche la chaîne de sa hâche tronçonneuse, la planta avec force dans l’écorce. Il commença à scier l’arbre avec patience.
Un cri aigu se fit soudainement entendre en hauteur. Et une créature rouge atterrit dans une volée de plumes au milieu des guerriers orks. Malgré la surprise de la bande verte et quelques morsures infligées aux boyz, le kaborz ne résista pas longtemps aux coups de kikoup’. L’animal s’écroula lourdement sur le sol humide.
« Bin voala, on a chopé un kaborz ! » dit fièrement Dok’ Arzung.

L’arbre tomba rapidement lui aussi. Il fit même davantage de dégâts que la créature, puisqu’il écrasa deux grots dans sa chute.
« Imbéciles d’esclaves ! »
Le tronc s’étendait désormais sur la terre, sur quelques dizaines de mètres. Les orks s’avancèrent pour découvrir ce qui restait du nid tant espéré. Un amas de branches sèches abritait un tas de petites bestioles capturées : des petits serpents à la peau bleutée, de grosses grenouilles violettes… Au centre d’une litière de plumes et de racines, Gwerig pouvait voir des œufs blancs, dont seuls quelques-uns avaient été explosés par le choc. Les Nobz prirent alors eux-mêmes les cinq œufs restants (Les confier à des grots aurait été beaucoup trop risqué)…

De retour au camp, les œufs furent placés dans l’ancienne hutte aux squigs, et l’on attendit, durant quelques jours, l’éclosion. Les bébés qui apparurent étaient plus dociles que leurs parents sauvages, et les Orks, avec l’aide de grots sacrifiés, n’eurent aucun mal à les domestiquer. Les oiseaux grandirent vite, et se reproduirent plus rapidement encore. Après quelques mois d’élevage intensif, et parallèlement de diète imposée (l’alimentation de la tribu étant depuis quelque temps plutôt restreinte), le clan des Koud’Boul disposa d’un respectable troupeau de kaborz.

Azug Ub Gwerig apprit beaucoup à propos de ces bestiaux.

Lé Kaborz cé bon, avek une sosse cé enkor’ meyeur !

Un ork peu monté sur un kaborz. O débu sa fé mal sur la têt’, mé apré on tomb’ plu.

Un kaborz sa peu servir deu squig deu chass’. J’sui sur ke ce s’ré éfikass’ kontreu sé foutu Goff !

Lé kaborz ador just’ boufé dé truk bleu ! Mêm’ k’ils z’on attaké la rézèrv’ deu pintur bleu… Nou on é vert, alor on a pa tro de problém’ !



Après des semaines, les Orks Koud’Boul et les Kaborz cohabitaient parfaitement. Les deux espèces s’étaient habituées l’une à l’autre. Gwerig l’ignorait encore, mais ses nouvelles créatures auraient un rôle primordial dans les évènements à venir…



Fin du Chapitre III.
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Témordak
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MessageSujet: Re: Waaagh ! Bharak   Dim 19 Déc - 12:57

Pour patienter, voici le début de la suite. On ne rentre pas encore dans le vif du sujet mais ça va pas tarder ! Smile


Chapitre IV – Cé pa kom nou...

Le vent sifflait à travers les branches des plus hauts arbres. Le ciel était chargé de lourds nuages gris. L'air annonçait qu'une tempête se préparait, et le grand chef ork le sentait au plus profond de ses os. Gwerig n'accordait aucune importance à la pluie, comme tous ceux de son clan. Pourtant, ce jour-là, il était préoccupé. Quelque chose se préparait, il le savait. Et ce n'étaient pas les bruits de tonnerre entendus à l'aube qu'ils lui feraient croire le contraire...

Le chef Koud'Boul, chaque jour plus sombre et plus imposant, était debout, entouré de sa compagnie de suivants. Face à lui, un misérable ingénieur mékano tentait maladroitement de lui exposer sa dernière invention: une vulgaire masse de métal, affublée d'une demi-douzaine de larges tubes, disposés en éventail.

« Kes'ke cé k'sa ? » interrogea gravement Azug Ub Gwerig à l'inventeur tout excité.
« Cé t'une lansseuz' deu kikoup' , Boss ! Lé tub' son reulié à dé boîtes plain'deu mini-kikoup'. Avek sa, on peu envoyé plun d'kikoup' sur lé z'ennemis, é sa peu fér tré mal. Pluzieur d'mé grotz son déjà mor avek sa... »
Gwerig regardait amèrement l'inquiétante machine. Ces derniers temps, il avait encouragé ses ingénieurs à créer des machines de combat plus évoluées. Mais celle-ci ne l'inspirait guère. « Montr' moi sa ! », dit-il.

Tandis que les autres s'écartaient des canons, le joyeux mékano sauta vers ce qui semblait être l'arrière de la machine. Il actionna une maigre manette, et la furieuse arme vibra. Des étincelles parcoururent des circuits de toutes parts, des tuyaux dégagèrent des flots de fumée noire. Les tubes sifflèrent, projetant des lames, par rafale, vers les arbres. L'invention se mit à tourner soudainement sur elle-même, provoquant une peur panique parmi les esclaves présents dans la petite assemblée. Les orks eux-mêmes furent pris pour cible. Affolé, le mékano, voyant sa démonstration prendre des allures de cauchemar, désactiva la machine. Mais déjà des gretchins étaient étendus sur le sol, et quelques boyz regardaient leur corps ensanglanté, traversé par les vives lames. L'un des nombreux projectiles avait éraflé le bras gauche du chef de clan lui-même. Gwerig gueula : « Boooaaarrr !!! », ce qui signifiait un évident mécontentement.

Le mékano fautif fut achevé de quelques coups de hâche, et la machine détruite sur ordre du chef.
« Netoillé moa tou sa, sal' grotz ! » ordonna-t-il aux esclaves encore vivants. Il s'adressa plus calmement à ses gardes du corps : « Envoyé dé boyz fouété cé foutu mék' ! J'veu d'la machine é pa d'la brikol deu grotz ! »

Alors que Gwerig rentrait seul vers sa hutte, il entendit des cris de frayeur de l'autre côté du campement. Il s'agissait sans aucun doute de gretchins, apeurés pour quelque obscure raison. Mais rapidement le chef fut rejoint par Témordak, son premier Nob, qui l'avertit :
« Boss, sé z'inkapable deu grotz on laissé s'échapé dé kaborz ! »
« Booôôoaaarrr !!! »
Mais ce n'était pas si grave, pensa aussitôt le chef Koud'Boul. Après tout, la tribu possédait désormais une importante réserve de ces créatures, et la perte de quelques-unes n'avait que peu d'importance.

Les cloches sonnèrent aux quatre coins du camp, indiquant l'heure du déjeuner des grands orks. Les esclaves et les guerriers de moindre importance mangeaient bien évidemment à part, chacun de leur côté. Azug Gwerig et ses gardes, eux, se faisaient servir. Et on leur servait de la chair de Kaborz, bien entendu.

Le chef allait prendre la parole quand, soudain, plusieurs rafales résonnèrent au plus profond des arbres. Les orks se levèrent, interloqués. Gwerig tentait de réfléchir. Il n'y avait pas de patrouille Koud'Boul dans la forêt.
Mais alors, qui avait tiré ?

Les guerriers verts entendirent d'autres tirs, loin d'eux. Azug était furieux. Quelqu'un avait violé son territoire. Le pire, c'est que cela se produisait à l'heure du repas...

...
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MessageSujet: Re: Waaagh ! Bharak   Lun 20 Déc - 14:43

...


« Cé pa un n'ork, sa... »

Le chef Koud'Boul et quinze de ses orks étaient rassemblés autour d'un corps, étendu sous les arbres. Ils n'avaient jamais vu telle créature. Elle était plus maigre et plus pâle qu'un ork. Elle était rose, surtout, et recouverte de vêtements déchirés. Arzung Pikouz', le Dok', plongea sa puissante main griffue dans la boue, et ramassa une longue veste de couleur bleue.

La bande éclata de rire.

Néanmoins, cette découverte tracassait Gwerig. A quelques mètres de là, reposait un cadavre semblable. Témordak retourna le corps d'un coup de pied. Là encore, une énorme morsure parcourait l'abdomen du mort.
« D'où k'ell vienn' cé choz' ? »
« J'sé pa, mé cé nouvo é il z'ont dé z'arm' ! » répondit le médiko fou. Il tenait un fusil, fraîchement trouvé près de là.
« Boôôoaaarr... Bon, on rentr' o can é on s'prépar' à s'battr' ! Cé p'têtr lé Goff ki nou z'envoi cé mercenèr ! Ben il von voir s'ke cé k'la colèr dé Koud'Boul ! »

Alors qu'ils repartaient tous, Témordak Koup'Hadak vit, près de l'arbre le plus proche, un petit appareil, surmonté d'une mince tige métallique, et recouvert de feuilles. « Cé koi sa , Boss ? »
« Ché pa. Donn'moa sa ! » Gwerig remua l'objet, et décida de l'emporter. Tous rentrèrent au camp rapidement.

Alors que la nuit tombait, l'agitation envahit la cité de bois des Koud'Boul. Les gretchins courraient partout. Certains gravirent les échelles des plate-formes de guet pour y installer des canons. Des mortiers-catapultes, qui avaient auparavant servi à transmettre des messages, furent dégagés des hangars. Les boyz s'équipèrent, installèrent des palissades autour du campement.

Azug Ub Gwerig supervisait les préparatifs. Il savait que l'ennemi s'apprêtait à tenter quelque chose. Ce serait la première fois. Ce serait la première grande bataille dans la vie du chef. Cette idée l'emplissait d'ardeur et d'impatience.

En attendant le combat, le chef se retira dans sa grande hutte. Il jeta son équipement contre la paroi, et s'installa sur son maigre et inconfortable lit de feuilles mortes.
« Qui êtes-vous ? » demanda une voix inconnue, derrière lui.
L'ork se retourna brutalement, et dégaina son automatik'. Il n'y avait personne d'autre dans l'habitation. Seuls deux de ses gardes gardaient l'entrée, dehors. Gwerig comprit après quelques instants que la voix venait d'un appareil qu'il avait balancé contre le mur avec son équipement : l'appareil qu'ils avaient découvert quelques heures plus tôt dans la jungle.

« Boouarrh, cé koi c’truk ? Gé entendu d’drôl deu brui là-d’dan… Zorhbag, vien voar !»
L'un des gardes orks fit passer sa tête par l'ouverture de la hutte : « Koi, Boss ? »

« Mais que nous veulent donc ces abrutis de plantes vertes dégénérées ? » continua la voix de l'appareil.

« Boarh, sa r’comenss ! Y’a kelk’un ki parl ? » Gwerig s'agitait face à la radio. « Zorhbaaaag !!! Vien, j’te di ! Ché pa ki parl, mé cé louch kom truk… »
« Cé koi , sa fé koi là ? » demanda calmement le garde.
« Koi ? Non, ché pa s’keu sé… J’enten un brui bizarr’… » Azug pensa alors à son ennemi, Zuk Baltrink. Tout était lié. « Cé p’têtr lé Goff ? Eh, lé Goff, cé vou ? Arrété d’nou nargué, band’ de grotz ! Baltrink, vien te battr’, si té un ork ! On va t’envoiyé dé karkplouf sur ta gueul’, sale merde deu squig ! »
[Shcrak !]
La radio était en miettes. Par colère, le chef ork avait abattu sa hâche sur l'appareil.


Azug Ub Gwerig, chef du clan Koud'Boul, n'allait pas laisser cet affront impuni. Il devait réagir. Le grand ork saisit son équipement, et sortit avec précipitation, accompagné de ses gardes du corps. Il marcha en vitesse, de passerelle en passerelle, de plate-forme à une autre, tout en réfléchissant à la stratégie qu'il fallait engager. Il n'était pas question de déserter le camp pour donner l'assaut de la base ennemie. Son armée n'était pas à son avantage dans la plaine, et l'armée Goff était peut-être déjà proche. Il décida qu'il allait frapper à distance.

Il rencontra un chasseur, à qui il donna l'ordre de faire tirer les mortiers lobbas qu'il avait en charge. Mais celui-ci refusa : « Mé Boss, si on tire, avek lé arbr' là-ho, ça va pété... »

Gwerig fut déboussolé par cette observation. Car alors que pouvait-il faire, sans craindre d'exploser les immenses troncs qui encadraient son environnement ? Il commença à courir vers le coeur du camp, à la recherche du Dok' Pikouz', le moins idiot de tous ses conseillers. Il contourna les larges enclos de l'animalerie, qui contenaient de nombreuses créatures, des squigs les plus immangeables jusqu'aux fameux kaborz.

C'est alors qu'une idée fabuleuse germa dans son esprit, comme une cascade dont la première goutte d'eau aurait été fournie par les dieux. Il donna des ordres aux éleveurs, rassembla des esclaves et des guerriers, qui devraient transporter la plupart des bêtes des enclos. Témordak vint en vitesse :
« Kesk'on fé, Boss ? »
« On va balancé d'la pintur' bleu sur lé Goff, é apré on balanss' dé kaborz. »
Témordak comprit l'astuce de son supérieur, ce qui ne fit qu'augmenter le respect qu'il avait pour lui.

Des gretchins saisirent des dizaines de créatures squiggoïdes lourdes et inoffensives, puis ils les menèrent près de grands containers, où ils les remplirent de peinture. Les squigs, sur le point d'exploser, furent placés sur des assiettes métalliques et chargés, à l'aide de petites grues, dans les canons.

Gwerig observait le travail avec satisfaction. Au son des premières détonations, il se mit à rire nerveusement. Ses ennemis, eux, ne riraient pas longtemps...



Fin du Chapitre IV.
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MessageSujet: Re: Waaagh ! Bharak   Sam 25 Déc - 17:10

Désolé de vous faire attendre. Voici un petit bout de la suite.
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Chapitre V – Plumes de l'Enfer


« On dirait… de la peinture bleue !? »

Le commissaire continuait, bouche-bée, d'examiner la curieuse substance qu'il avait sur les mains. Tout autour, les soldats regardaient le ciel, essayant de déterminer l'origine de ce bombardement singulier.
« P'tain mais c'est quoi ces bestioles qui nous chient d'ssus ? » s'écrièrent plusieurs d'entre eux.

Yental reprit rapidement ses esprits. Ici et là, d'autres bombes éclataient encore sur le sol. Le commissaire courut vers le poste radio, tandis que partout dans l'immense camp, les soldats s'excitaient, entre rire et tension. Il entra dans la tente où travaillait l'officier-radio, face à son imposant matériel de transmission.
« Commissaire, les hommes du Lieutenant-Colonel Enris signalent également des projectiles de ce genre. Tout le secteur est touché...»
« Bon sang, mais que se passe-t-il donc ici ? »

Dehors, des cris de surprise et de terreur semblèrent répondre à sa question. Yental se précipita hors de la tente. A l'extérieur, au sein même du camp, d'étranges et imposantes créatures s'attaquaient aux soldats. Les balles sifflaient sous une pluie de plumes rouges. Quelques instants suffirent pour que, dans la confusion la plus totale, la couleur de sang se mêle au bleu précédemment déposé...

Les soldats semblaient dépassés. Nombre d'entre eux avaient déjà été dévorés par ces énormes bêtes atteintes de folie carnivore. Certains tombaient, frappés par une malheureuse balle perdue. Yental voyait, ahuri, l'effondrement de l'armée dont il était responsable. Il prit un fusil des mains d'un cadavre, et visa la créature la plus proche. Il se concentra quelques secondes dans la panique ambiante, avant de tirer avec calme. La bête rouge vacilla, et tomba lourdement sur le flanc. Mais il restait encore au moins deux dizaines de tels monstres dans le camp, et d'autres tombaient encore du ciel en volant. Le commissaire hurla des ordres, repris par les officiers :
« Repliez-vous contre les murs autour du camp ! »

Les centaines de soldats coururent vers l'extérieur du camp, poursuivis par les bêtes hostiles, tandis que des gardes escaladaient les tourelles de défense. Yental se précipitait également, le dos courbé pour tenter d'éviter les balles qui fusaient. Il releva un jeune soldat, qui était tombé dans la boue durant sa fuite. « Viens, garçon, ne traînons pas ici. »

Déjà, la majorité des gardes impériaux s'appuyait contre les hautes dalles de béton qui entouraient le camp. Tous firent feu sur les terrifiantes créatures qui s'avançaient vers eux. Les corps rouges s'effondrèrent sur la terre. De lourds tanks balayaient avec violence les monstres qui survivaient encore. Mais la confusion ne faiblissait pas. Le commissaire Yental cria : « Cessez donc de tirer ! » Cette sommation fut reprise par les officiers, et communiquée tout autour de l'enceinte. Le danger était désormais écarté, et le silence envahit les environs...

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MessageSujet: Re: Waaagh ! Bharak   Sam 25 Déc - 21:09

Je continue Razz et je clos ce court chapitre...
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...

Le vent soufflait au-dessus des collines, aux contours illuminés par les faibles lueurs de l'aurore. Dans la plaine, les soldats portaient des blessés, des morts. Quelques escouades avaient été envoyées en-dehors du camp pour éliminer les dernières « Plumes de l'Enfer », comme Yental commençait à les appeler.
Le commissaire, les courts cheveux salis par le sang, marchait maladroitement à travers le camp. Il s'attachait à réunir les membres de chaque escouade. De nombreux hommes manquaient à l'appel, et il fallait toujours un moment avant de pouvoir les identifier parmi les cadavres.

Un soldat vint au rapport. « Commissaire, nous avons dénombré environ trois cents morts... pour l'instant. Les infirmiers ont cinquante-sept blessés sur les bras. Et trois chars Leman Russ ont été détruits par nos propres tirs. »
« Mmmh, bien... Et avons-nous des nouvelles du lieutenant-colonel Enris ? »
« Je vais me renseigner, commissaire. » Le jeune homme fit un timide salut militaire, avant de courir vers les tentes.

Yental décida de venir lui-même aux nouvelles au poste radio.
« Commissaire, nous avons reçu un message du reste du régiment. »

Destinataire Commissaire G. Yental, Expéditeur Lieutenant-Colonel L. Enris :
Nous avons été attaqués par créatures carnivores cette nuit. Pertes sévères. Bilan transmis à Vondalus.
Vos ordres sont inchangés. Nous nous retrouverons ce soir. Arrivée des autres régiments prévue ce matin. Terminé.


Le commissaire lut le communiqué avec attention, puis écrivit énergiquement sur un bout de papier, qu'il tendit tristement à l'officier-radio : « Sergent, faites envoyer ceci au poste d'Enris. Il s'agit du bilan humain de cette nuit... Puis annoncez à la base que nous nous préparons au départ.»

Une fois le camp entièrement nettoyé, les soldats chargèrent tout le matériel dans les tanks de transport. Les structures furent démontées, les tentes enroulées. Yental parcourut les troupes, remontant le moral des hommes : « Ne vous découragez pas, et oubliez les évènements de cette nuit. Bientôt, vous pourrez prouver votre valeur au combat. »

Au loin, dans le ciel, des vaisseaux de débarquement plongeaient vers les plaines voisines, dont les coordonnées avaient été transmises par les troupes au sol. Les régiments de diverses planètes du secteur venaient participer à la guerre contre les infâmes orks...


Fin du Chapitre V.
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MessageSujet: Re: Waaagh ! Bharak   Ven 31 Déc - 17:29

Chapitre VI – Frappe Impériale



A la fin de la journée, au milieu de la prairie verdoyante où se rencontrèrent les deux armées, le Commissaire Yental serra la main de son ami Enris.
« Le 4e régiment de Bultarn est désormais réuni, plus tôt que prévu initialement. » déclara le fier Lieutenant-Colonel. « Mais il n'est pas préparé au combat. Certains de mes hommes ont été gravement choqués par le massacre de la nuit dernière. »
« N'ayez crainte, je parlerai aux soldats ce soir. » Yental souleva sa casquette, et se gratta le crâne, nerveux.
« Bien. Vondalus nous ordonne de lancer l'attaque demain, à l'aube. »

Les deux personnages se retirèrent dans la tente de commandement, nouvellement installée. Ils retrouvèrent les officiers supérieurs du régiment, afin d'établir la stratégie à suivre.
« La base ork est à deux kilomètres au nord, selon les éclaireurs. » commença Enris. « Les ennemis semblent plus nombreux que ne l'avaient indiqué le Departemento Munitorium. Mais il n'est pas question de modifier les plans préparés par les colonels. »
« Nous commencerons donc par bombarder massivement, comme prévu ? » demanda l'un des capitaines.
« Parfaitement, Capitaine Elkeban. Une colline près de la cité ork nous offrira un important couvert. L'artillerie frappera avant que les Orks aient compris ce qui leur arrive ! » Le lieutenant-colonel ricana.
« Qu'en est-il des autres régiments ? » l'interrogea Yental.
« Le 5ème de Delrian et le 7ème de Telk attaqueront par le Nord. Le 6ème de Feldor par l'Ouest. Au total, environ douze-mille soldats impériaux seront sur place demain... »


Rien ne vint perturber la nuit, sinon que quelques soldats furent écartés du conflit. Au lever du jour, les gardes impériaux grimpèrent la colline nord. Au sommet, le commissaire Yental observa l'immense citadelle goff de Krak-Terak, qui s'étendait sur des kilomètres vers l'horizon, jusqu'aux prochaines collines. D'immenses tours de bois pointaient vers le ciel, et partout des cheminées de pierre rejetaient d'épaisses vapeurs noires. Au coeur de cet amas de bâtisses, s'élevait une tour gigantesque, immense pyramide de sombres entrepôts.
Un soldat, reniflant péniblement, remarqua :« Hum... Qu'est-ce que ça pue ici. »
« Oui, ça sent l'Ork. » répondit Yental, près de lui.

Les canons furent installés sur la colline. En contrebas, à l'abri, les Basiliks entamèrent leur bruyante symphonie. L'immense orgue de tonnerre cracha les flammes, sur un rythme repris par les obusiers. Les longs tubes soufflèrent, les projectiles sifflèrent, et sonnèrent dans une explosion fracassante. Les larges mais fragiles bâtiments orks s'effondrèrent.
Il ne fallut pas longtemps pour qu'il ne reste plus de la cité qu'un vaste champ de ruines fumantes. Seule au centre, surplombait encore l'immense et large tour-forteresse.

La contre-attaque verte ne tarda pas non plus. Yental leva la tête. Des fusées traversèrent le ciel, et tombèrent sur eux. « Des chokboyz ! » Le commissaire écarta sa longue veste, et sortit une longue épée tronçonneuse dorée. « Ils peuvent venir... », pensa-t-il.

Un ork tomba sur lui en gueulant, et fut projeté violemment par la lame, tournoyant. D'autres s'écrasèrent lourdement sur les premières lignes. Quelques soldats furent assommés, voire pire, mais les orks volants furent sévèrement réprimandés.
Yental observa, grâce à ses jumelles électroniques, les collines de l'autre côté de la citadelle. « Le 5ème régiment de Delrian avance ses bolters lourds. Que l'on fasse de même ! » Le commissaire donna quelques ordres, et courut jusqu'à un officier radio, à qui il donna rapidement un message à transmettre. De retour à son poste, il vit, en bas de la colline, la masse verte se dégageant des ruines. « La horde charge ! Préparez-vous à les recevoir ! »
Les orks grimpaient la colline en vitesse. Leurs cris étaient si puissants qu'ils surpassaient les bruits de l'artillerie, qui les fusillait. Beaucoup des peaux-vertes tombèrent. Certains d'entre eux fuirent, pourchassant les esclaves gretchins pris de panique.

Les orks qui parvinrent au sommet furent fraîchement accueillis par les meilleurs combattants du régiment. Le commissaire Yental en faisait partie. Son épée luisante tournait et tranchait des têtes. Partout, des ennemis tombaient. Des soldats impériaux tombaient aussi, hélas. Mais bientôt, il ne resta plus d'orks sur le sommet de la colline. Le lieutenant-colonel Enris s'approcha du commissaire : « Voilà, nous les avons repoussés ! ».
« Oui, pour l'instant » répondit Yental. « Mais il en reste beaucoup dans la citadelle, ainsi que sur les autres collines, de l'autre côté.» Il laissa passer quelques instants, alors que le silence commençait à s'imposer. « Ce qui m'inquiète encore, c'est la plus grande bâtisse là-bas, que nous n'avons pas encore réussi à... »


Soudain, la tour proprement dite trembla. Ses flans semblèrent basculer, et se soulevèrent, dans un grondement sinistre. Des flots de fumée s'extirpèrent de la construction. Le bâtiment, haut de plusieurs dizaines de mètres, sembla s'animer.

« Que... que se passe-t-il ? » demanda Enris. Il ne comprenait pas ce qui se passait, de même que tous les soldats qui levaient les yeux vers l'impressionnante oeuvre.
Yental, lui, avait déjà vu semblable chose, de nombreuses années plus tôt. « Ce n'est pas une vulgaire forteresse. Nous sommes à l'emplacement d'un chantier. Et voici ce que ces orks ont construit... un Gargant. »


...


Dernière édition par le Lun 3 Jan - 15:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Waaagh ! Bharak   Lun 3 Jan - 14:20

...


La forteresse mobile se souleva davantage, et dans un vacarme mécanique, fit apparaître ce qui ressemblaient à deux bras, munis de canons télescopiques. Elle pivota sur un large pied, puis sur l'autre pour se déplacer. La terre trembla, et le gargant s'approcha de la colline où étaient postés les soldats du 4ème régiment de Bultarn.
Le commissaire Yental s'écria : « Merde, c'est sur nous qu'il arrive... »

Toute l'artillerie postée autour de la citadelle concentra ses tirs sur l'énorme cible mouvante. Les obus explosaient à de nombreux endroits sur les tôles de la paroi, sans pour autant parvenir à la perforer. Dans le ciel, précédés du bruit de leurs moteurs, des bombardiers impériaux lâchèrent leurs bombes sur le titan ork. Mais déjà ses canons commencèrent la pulvérisation de l'infanterie impériale. Au sommet de la colline, les explosions faisaient voler la terre, l'herbe et les hommes - ou ce qu'il en restait...

Après plusieurs bombardements infructueux, la cabine placée au sommet du Gargant éclata bruyamment, et les gretchins à l'intérieur furent éjectés dans toutes les directions. La forteresse mobile, privée de pilotes, pencha dangereusement, et bascula sur le côté. Aucun mot ne suffirait à décrire la gigantesque déflagration causée par sa chute. Les murs de la citadelle encore debout furent écrasés, ou balayés par le souffle. Des pans entiers de la carcasse métallique furent dispersés un peu partout, alors que le sol tremblait sous les pieds des soldats. Le Gargant se brisa en deux, et toute la vallée s'embrasa...


Le commissaire Yental rêvait. Il évoluait, jeune, parmi les flammes. Face à lui, une jeune fille semblait lui tendre la main. Mais une ombre s'étendit sur elle. Une grande créature apparut. Le bruit venu du ciel plongea l'immeuble dans la poussière, et tout s'écroula...

Yental revint peu à peu à lui. Il était étendu au sol, encore assommé. Il regarda péniblement autour de lui. Toute son unité semblait anéantie, et les cadavres s'accumulaient en haut de la colline. Le commissaire se releva lentement. Le titan était étendu en contrebas, mais les combats continuaient. A travers la fumée, de l'autre côté des ruines, les régiments de la Garde affrontaient encore de nombreuses bandes orks.
Il avança en boitant, et chercha des survivants parmi les nombreux corps. Il n'en restait que très peu. Son régiment avait été décimé. Derrière lui, les tanks Leman Russ étaient détruits, et fumaient. Les armes lourdes étaient en pièces. Après avoir réuni une trentaine d'hommes, Yental décida de marcher vers les ruines. « Ne restons pas ici. Nous sommes trop exposés. »

Le groupe parvint jusqu'aux ruines rapidement, marchant entre les cadavres de peaux-vertes et les débris de dreadnoughts. Ils contournèrent l'épave du Gargant, qui brûlait encore, et débarquèrent sur ce qui restait d'une sorte de place. Au centre, le lieutenant-colonel Enris, accompagné de quelques soldats, faisait face à un imposant et sombre ork, enchâssé dans une lourde armure. « Leur chef ! », pensa le commissaire. Les échos renvoyaient jusqu'à lui la conversation qui avait lieu là-bas.

« J'sui Zuk Baltrink, big boss dé Goff d'issi. E j'vou z'aim pâ, sal zom' ! » semblait dire l'ork.
« Ravale ta verte salive, vermine. L'Imperium méprise les xénos dans ton genre ! Tu vas mourir aujourd'hui, ork ! »

L'échange de coups s'engagea. Enris esquiva un coup de griffe énergétique, et contre-attaqua avec son propre gantelet. Le commissaire Yental courait vers le lieu du combat. « Pourvu que j'arrive à temps... »
Le gantelet impérial percuta le blindage métallique, mais le poing de l'ork s'effondra sur la tête de l'officier, accompagné de décharges électriques. Enris tomba à terre, sous les yeux des soldats, hallucinés. Le chef ork ricana, et avança vers les hommes.
Yental apparut face à la créature. « Ork, tu vas effectivement mourir aujourd'hui. » Surpris, le chef ork courut vers lui et abattit lourdement ses griffes sur le sol. Le valeureux commissaire plongea sa main vers l'armure de son ennemi, et prit la fuite, précédé des autres gardes, qui portaient le corps d'Enris.

Zuk Baltrink ne comprit pas tout de suite la raison de cette dérobade. Il était trop lent pour leur courir après. Soudain, un bip sonore retentissant au sein de sa propre méga-armure, il baissa les yeux. Le commissaire impérial venait de déposer une grenade entre deux plaques de métal. Il était impossible pour lui de l'atteindre avec ses bras mécaniques. Seul, au milieu de la grande place, il entendit la grenade sonner encore.

Puis, il n'entendit plus rien, et n'eut plus conscience de quoi que ce soit.



Fin du Chapitre VI.
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Témordak
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MessageSujet: Re: Waaagh ! Bharak   Mar 18 Jan - 16:20

Chapitre VII – Résistance


« La situation est catastrophique ici, Colonel. Notre régiment a été violemment anéanti, et le lieutenant-colonel Enris est mort. J'ai donc pris l'initiative de nommer le capitaine Elkeban chef des opérations sur le terrain. Nous allons former une coalition avec les autres régiments, car tous ont subi de lourdes pertes. »
« Entendu, Commissaire. » dit le colonel Vondalus à la radio. « Qu'en est-il de ces xénos ? »
« Leur chef est mort. » répondit Yental. Il laissa passer un court instant. « Mais un nombre non négligeable d'entre eux a pris la fuite. Ils se sont échappés vers l'Est, et sans doute se sont-ils réfugiés dans la Jungle. »
« Pourchassez-les ! »
« Hmm. Vous oubliez les bêtes rouges. C'est dans la forêt qu'elles semblent se cacher. Rappelez-vous les dires du sergent Guldt... »
« Je me fiche de ce qu'a pu raconter cet incapable ! » s'exclama Vondalus. « Il faut nettoyer la région au plus vite. L'Administratum désire coloniser cette planète dès que possible.»
« Entendu. »

La liaison radiophonique s'interrompit. Le commissaire Yental reposa le micro sur le poste, et remit sa casquette. Il soupira, puis rejoignit les officiers parmi les ruines. « Bon, formez plusieurs groupes. Il reste des ennemis à chasser. »

............

Gwerig renifla longuement. « Y'a kek'choz' ki fum... » Une épaisse fumée noire s'élevait au Nord-Ouest. Le chef Koud'Boul ignorait ce qu'il se passait, une fois de plus. Durant toute la journée, le vent avait porté jusqu'au camp les bruits d'une lointaine bataille.

Témordak approcha, suivi de quelques boyz : « Boss, r'gardé s'kon a trouvé dan la foré... » Derrière, une vingtaine d'orks étaient enchaînés. « Des Goffs ! » s'écria Azug Gwerig, satisfait. Il entama un petit interrogatoire :
« Vou fêt koi sur mon téritoir' ? E où k'il é vot' boss Baltrink ? »
L'un des Goff prit la parole : « Il é mor' à koz' d'in n'hom. Lé z'om on ataké not' baz' ! »
« Baltrink é mor ? » Gwerig hurla de rage. Il ne pourrait pas tuer son ennemi lui-même. Il frappa son pied sur le sol durant quelques instants, puis demanda : « Cé koi dé z'om ? »
« Cé dé po-roz'. Y son tou mou. Mé il z'on dé z'arm ki fon mal... »

Gwerig cria de nouveau, et trancha la tête de son interlocuteur, pour apaiser sa colère.
Bien vite, d'autres prisonniers goffs apparurent dans la citadelle Koud'Boul. Tous fuyaient les « z'om », race que Gwerig ne connaissait pas très bien. Mais il ne tarderait pas à les rencontrer...

............

Le lieutenant-colonel Elkeban suait, marchant lentement au coeur de la grande jungle. Cela faisait maintenant sept heures que lui et tous ses hommes évoluaient vers le sud, parmi les arbres. Chaque escouade avançait avec précaution. Elkeban, commandant de la coalition nouvellement formée, était en liaison radio constante avec le reste de l'armée. Il reçut un message d'un groupe d'éclaireurs, placé en avant : « Allô, colonel Elkeban, ici le sergent Reinarht. Nous avons localisé un grand campement ork, semble-t-il. A cinq kilomètres au sud, sud-est. »
Il souleva sa capuche couleur camouflage, puis essuya son front trempé. Il souffla.
« Entendu, sergent. Attendez mes ordres. »

...
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Témordak
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MessageSujet: Re: Waaagh ! Bharak   Mar 18 Jan - 16:39

............


« Kes'ke cé k'sa ? »

A l'entrée de sa cité, sur la principale passerelle d'accès, Gwerig vit avancer lentement une étrange machine, une cabine dotée de deux pattes mécaniques. Caché derrière les défenses, installées trois jours plus tôt, le chef Koud'Boul ordonna le tir des kanons. La sentinelle impériale explosa violemment.
Derrière elle, des centaines de soldats, habillés de vert, apparurent prudemment, tout en tirant. Les guerriers orks sautèrent par-dessus les barricades, pour charger avec fureur les assaillants. Le premier, Azug Gwerig, courut en gueulant, sur ces nouveaux ennemis. Il bondit sur des gardes impériaux apeurés, et s'amusa à trancher des têtes avec toute la puissance que lui permettait sa lourde hache motorisée. Derrière lui, des orks chevauchaient les créatures rouges tant craintes par leurs ennemis. Munis de pistolets à peinture, ils arrosèrent de bleu les soldats, attirant la folie carnivore des kaborz. Ainsi commença le carnage...


Bien vite, des cadavres s'accumulèrent dans les deux camps. Le premier affrontement sanglant laissa place à de petits combats, dispersés dans la cité. Ici et là, des soldats escaladaient des huttes, pour prendre position dans des endroits sûrs. Par groupe de deux ou trois, certains affrontaient des kaborz. Des esclaves gretchins lâchaient des cailloux du haut des arbres, pour tenter d'assommer les impériaux. D'autres catapultaient des boules de métal compressé, qui, en roulant, renversaient orks et humains. Au milieu des plus grandes plate-formes encore en état, les grands orks affrontaient de valeureux hommes au corps-à-corps.

Au sol, alors que la bataille semblait se calmer, Azug Gwerig regarda amèrement autour de lui. Les membres de son clan étaient tombés les uns après les autres, et sa cité était détruite. Il contourna les débris pour rejoindre Témordak Koup'Hadak, occupé à assommer ses suivants gretchins. Ils remontèrent ensemble aux niveaux supérieurs, où des grots et des fuyards tentaient de rejoindre l'issue la plus proche. De nombreux Goffs s'échappaient également.
« Où allé vou komm' sa ? » hurla Gwerig.
Un Goff s'avança vers lui pour répondre : « Nou parton ché lé z'ork du Bharak ! »
« Leu Bharak ? Cé koi ? »
« Cé là ke son kaché plin d'ork kom nou. Avek eu, on pourra pété la gueul' o z'om ! »

Attiré par cette idée, Gwerig rassembla les derniers survivants qu'il put trouver, et prit lui aussi la route vers cette destination inconnue.


Au coeur des ruines de la citadelle forestière, le lieutenant-colonel Elkeban s'assit un moment, au milieu des soldats qui sécurisaient définitivement la zone. Il observa longuement sa jambe, qui le faisait souffrir. « Saleté d'orks ! »
Un garde lui apporta un appareil radio. « Allô, Commissaire Yental ? Mission accomplie. Les xénos s'étaient réfugiés dans un immense camp. Nous les avons éliminé, mais vous aviez raison : c'était folie de venir dans cette jungle, car presque tous nos hommes sont morts... »

A de nombreux kilomètres au nord-ouest, Yental répondit : « Bien reçu. Je vais en faire part au haut-commandement. Nous allons patrouiller dans toute la région pour vérifier qu'il ne reste pas d'orks, puis nous nous préparerons à recevoir les installations civiles. Terminé. »

Le commissaire reposa l'écouteur sur la table devant lui, puis sortit de la tente. Il leva les yeux vers le ciel, et sourit. La campagne semblait terminée, malgré de nombreuses pertes.
Pourtant, la race ork était difficile à éradiquer. Il ne le savait que trop bien. Yental plissa les yeux et se frotta le crâne. Ce n'était pas encore fini...


Fin du Chapitre VII.
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Témordak
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MessageSujet: Re: Waaagh ! Bharak   Mer 26 Jan - 15:57

Chapitre VIII – L'Exode


Il rêvait. Le jeune Yental marchait sur le toit d'un bâtiment en feu. Face à lui, une jeune fille semblait lui tendre la main. C'était sa soeur. Elle s'accrochait au bord, prête à tomber dans les flammes. Une grande créature apparut. Un ork. Yental prit peur et s'enfuit. Il aurait pu la sauver. Mais l'ork abattit sa lame sur la fillette, alors que d'autres envahissaient le toit. Tandis que le jeune homme courait, les bombardiers grondèrent dans le ciel, et l'immeuble fut plongé dans la poussière.

Il aurait pu la sauver...


« Commissaire, réveillez-vous. »
Yental reprit conscience. Face à lui, le lieutenant-colonel Elkeban souriait. « Vous avez encore fait un cauchemar, on dirait. »

Plus de deux semaines s'étaient écoulées depuis la bataille de Krak-Terak, et la destruction de la citadelle Goff. Les officiers étaient dans la navette qui les ramenaient pour la première fois au Quartier Général.

« Ouais, encore ces lointains souvenirs qui hantent mes rêves. » répondit le commissaire. « Cela fait plusieurs jours, maintenant. Ils semblent apparaître de plus en plus précisément. » Las, il se leva sur son siège, et bâilla.
Elkeban reprit : « Nous sommes bientôt arrivés. Enfin. Tout semble fini, n'est-ce pas, Yental ? Après tout, nous avons éliminé tous les orks à des centaines de kilomètres à la ronde. »
« Peut-être. Mais nous restons ici pour protéger les installations minères et les bâtiments civils en construction, pour l'instant. Et puis, le reste du secteur est plutôt tranquille... »

La navette de transport survola la grande plaine où les troupes du régiment de Bultarn avaient débarqué trois semaines plus tôt. Depuis, un astroport avait été construit. Plus loin, d'immenses grues s'occupaient à monter des bâtiments de toutes sortes.

« Putain de colonisation... » grogna le commissaire Yental, voyant la ville naissante à travers le hublot.


..............


Azug Gwerig pesta. Ces foutus grots traînaient dans ces jambes. La hache tomba lourdement, accompagné d'un cri aigu. Au moins, l'un d'eux ne le gênerait plus.

Cela faisait maintenant des jours et des jours que la bande ork marchait, depuis son départ précipité de la citadelle forestière Koud'Boul. Gwerig se laissait guider par un vieux Goff, et cela ne lui plaisait guère. Mais il était le seul à connaître le chemin...

Jusque là, le voyage s'était fait sans aucun incident. Ils avaient été rejoints par des Snakebites, dans la jungle. Puis, ils avaient convaincu une tribu Bad Moon de les accompagner. Pour cela, Gwerig avait dû tuer leur chef. Ils étaient désormais plus d'une centaine d'orks à traverser prés, jungles et marais vers le mystérieux « Bharak ».

Ils voyageaient surtout dans la forêt, la nuit, évitant ainsi les observations aériennes ennemies. Les différentes tribus tentaient de cohabiter, mais ce n'était pas facile. Des combats avaient eu lieu fréquemment durant le périple. La bande ork laissait beaucoup d'empreintes de pas derrière eux, mais aussi un certain nombre de cadavres. Des traqueurs humains n'auraient eu aucun mal à les repérer. Par chance, ceux-ci étaient trop peu nombreux sur la planète pour assurer une surveillance suffisante.

Pourtant, Témordak Koup'Hadak faisait parfois preuve d'initiative en camouflant les esclaves ou les orks morts. Azug Gwerig, le chef Koud'Boul, qui dirigeait toute la bande, ne voyait pas toujours cela d'un bon oeil. Témordak devenait chaque jour plus efficace, plus autoritaire. Un jour, il le provoquerait en duel pour accéder au rang de chef. Gwerig serait obligé de le tuer avant...


La horde parvint à la lisière de la jungle. Face à eux, le sol s'enfonçait profondément, formant un large fossé. Au fond, à une dizaine de mètres, une rivière coulait vivement, éclaboussant les rochers. De l'autre côté du cours d'eau, les rochers s'étendaient. Le terrain s'élevait et devenait montagneux. A quelques kilomètres, les orks virent, accroché sur un large plateau, une gigantesque construction, qui s'étendait jusqu'à l'horizon. Il s'agissait d'un immense entassement de tôles, de béton et de rochers, en partie recouvert d'arbres, dont certains atteignaient les nuages. Gwerig n'avait jamais vu bâtisse d'une pareille grandeur.

Face à l'admiration de tous les orks, le vieux Goff s'avança vers la rivière, levant les yeux vers le ciel.
« V'la l'Bharak... »


............

« Des orks...»

Le colonel Vondalus observa le rapport que venait de lui remettre un jeune officier de la flotte impériale. Face à lui, le commissaire Yental venait de terminer son propre compte-rendu, et s'apprêtait à quitter le bureau. Mais la phrase du colonel le retint : « Qu'avez-vous dit ? »

« Oh... Rien de grave, je pense. Ce matin, j'ai ordonné une observation spatiale des lointaines contrées abandonnées, à l'Est. Voici le premier rapport, qui fait mention de plusieurs groupes d'orks progressant vers un petit massif montagneux. »
« Faites voir. » demanda froidement le commissaire. Il lut le dossier, et regarda attentivement les photos fournies.
« Ils ne sont pas si nombreux, et à une longue distance d'ici. Nous les écraserons en temps voulu. » rassura Vondalus. Il sourit, et tira un tiroir de son bureau, pour y prendre un petit flacon.

Yental jeta les photos sur le meuble, et se leva en râlant. « Ce n'est pas un massif montagneux... »


Fin du Chapitre VIII.
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Témordak
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MessageSujet: Re: Waaagh ! Bharak   Ven 28 Jan - 19:42

Et ça continue...
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Chapitre IX – Waaagh !


Après que la bande d'orks eut traversé la rivière sur un pont, ils grimpèrent, durant quelques heures, vers l'entrée du Bharak. Ils firent face à une très haute et épaisse paroi métallique, qui avait visiblement été rafistolée récemment, à en croire les nombreux rajouts de tôles soudées. Au milieu, était creusée une large ouverture, gardée par quatre orks. Ceux-ci ne tardèrent pas interroger les visiteurs :
« Ki vou z'êt, vou ? »
Evidemment, Gwerig était le brillant porte-parole des nouveaux venus : « On vien au Bharak pas'ke lé z'om nou z'emmerd' é on veu leur kassé la gueul ! »

Après cela, tous furent introduits dans les entrailles du Bharak. A l'intérieur, ils suivirent de longs et sombres couloirs, éclairés seulement par la lueur de torches. Des ouvriers gretchins couraient dans tous les sens. Dans certaines salles, de nombreux orks faisaient couler du métal fondu, fabriquaient des armes et des machines de toutes sortes. Gwerig admira toute cette agitation productive.
Toujours accompagné d'un guide, la bande de voyageurs s'enfoncèrent plus profondément sous terre. Ils franchirent bientôt la paroi inférieure du Bharak, pour débarquer dans une immense caverne souterraine.

La grotte s'étendait sur des kilomètres. Il s'agissait en fait d'une petite vallée. Le Bharak semblait reposer sur les montagnes environnantes, formant un plafond métallique titanesque. De l'autre côté de la cave, seul un trou, large de plusieurs centaines de mètres, laissait passer la lumière du soleil.
Dans cette colossale ville souterraine, des dizaines de milliers d'orks s'affairaient. Les ouvriers déplaçaient des tanks, de grandes roues, des canons. Au centre, par une large ouverture dans la coque du Bharak, on remontait un gargant, remarquable machine de destruction.

Les orks préparaient patiemment une guerre. Azug Gwerig resta stupéfait, de même que tous ses compagnons, car jamais ils n'avaient pu imaginer pareil scène.

On les fit descendre jusqu'au fond de la caverne. Là, un immense ork s'approcha d'eux. Il semblait très puissant et âgé. Il observa ces « invités » en grondant. Son regard s'arrêta sur Gwerig, et il devina son statut de chef.
« J'sui l'ségneur du Bharak, Zark Graknik ! E toi t'a intéré à pâ me fér chié ! Pourkoi vou z'êtes venus ? »
Gwerig s'empressa de répondre : « J'sui Azug Gwerig, l'big boss dé Koud'Boul. J'vien pour vou dire k'il fodré botté l'ku o z'om vit'fé ! »
« Lé z'om ? » Le seigneur local racla sa gorge.
« Avek dé z'arme, dé machine' ! »
Graknik grogna, songeur. Il attrapa une mouche qui tournait autour de lui. « Oué, on va leur foutr'une branlée ! »
Gwerig fut ravi, et demanda une force armée à diriger.
Graknik, le chef du Bharak, frappa le sol du pied, et cracha aux pieds de Gwerig. Ce dernier prit cela comme une insulte, et dégaina sa hâche tronçonneuse en hurlant...

..........

« Les chasseurs aériens sont revenus. » déclara lentement le colonel. « Vous aviez raison, Yental. Il s'agit bien d'une sorte d'immense épave. Un vaisseau abandonné, certainement, qui s'est écrasé sur cette planète, il y a longtemps. »
« Oui. Un Space Hulk. » Le commissaire Yental fumait lentement un vieux cigare, assis devant Vondalus.
« Hum... Je vais devoir en informer l'Administratum. Il nous faut des renforts, si vous pensez que des tas d'orks vivent là-dedans. Et nous allons sûrement avoir l'Ordo Xénos sur le dos, à présent... » Le colonel Vondalus soupira.
Yental se leva. « Il ne faut pas attendre. Il faut envoyer une expédition dès maintenant, dans le but de détruire ce vaisseau et tout ce qu'il contient ! Imaginez que les orks le remettent en état... »
« Désolé, Yental. Cette affaire échappe à notre contrôle. Que voulez-vous faire... Nous sommes trop peu nombreux. Non, il faut donner l'alerte et attendre les renforts. »
« Mais...»
« Commissaire... » coupa Vondalus. « Je sais bien toute la haine que vous ressentez envers ces extraterrestres. Après tout, ils ont tué votre famille, alors que vous n'étiez qu'un garçon. Mais cessez de vous accrocher au passé... Vous êtes commissaire de la Garde, maintenant ! Et non pas le lâche que vous avez toujours cru être ! »
« Ne me parlez plus de cette histoire. J'ai tourné la page, depuis le temps. »
« En êtes-vous certain, Yental ? »

Le commissaire se leva sans répondre, et se dirigea vers la porte.

« Au fait, comment avez-vous su qu'il s'agissait d'une épave de vaisseau ? » demanda une dernière fois le colonel.
« Je n'en savais rien, Vondalus. Mais lorsque plusieurs bandes d'orks se dirigent vers le même endroit, ce n'est pas par hasard, ni par intérêt stratégique... Je connais les orks mieux que vous, simplement. »

Alors que Yental s'apprêtait à sortir, un secrétaire entra : « Colonel, Commissaire, des masses d'orks sont sorties du vaisseau que nous avions repéré. Ils se dirigent vers l'Ouest... Vers nous. Et ils sont des centaines de milliers... »

.............


Face au maître des lieux, une bagarre sanglante s'était engagée. Gwerig et son compagnon Témordak avaient tué plusieurs guerriers, avant d'être finalement neutralisés. Le reste de la bande était mort. Il faut dire qu'ils étaient des milliers, en face.

Les deux vétérans orks gisaient désormais, enfermés, dans une sombre cellule. Par une mince ouverture, qui donnait sur l'intérieur de la grande caverne principale, Azug Gwerig observait la population ork en mouvement. Depuis leur capture, deux jours plus tôt, des troupes étaient parties de la cité. Le travail semblait plus soutenu. Les esclaves mourraient davantage, et les fouets claquaient sans cesse.

Les orks du Bharak avaient lancé le début d'une large offensive, dont Gwerig avait été le catalyseur. Mais il semblait qu'il ne pourrait même pas en profiter...


Fin du Chapitre IX.
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MessageSujet: Re: Waaagh ! Bharak   Sam 29 Jan - 0:25

Chapitre X – La dernière expédition


Presque deux semaines étaient passées. Un matin, un grot marcha trop près des barreaux de la cellule. Témordak passa le bras et attrapa l'esclave. Après que celui-ci eut hurlé, le gardien des prisons ouvrit la porte de fer, en criant « Hey, rendé l'grot ou... »

Gwerig frappa violemment l'ork et le projeta contre le mur. Témordak n'eut plus qu'à récupérer la clé. Ils sortirent en refermant la porte derrière eux. Les seuls témoins de la scène étaient des gretchins, qui préférèrent passer leur chemin, en promettant d'oublier ce qu'ils avaient vu.

Ainsi, Azug Gwerig et Témordak Koup'Hadak récupérèrent des haches tronçonneuses, et descendirent tranquillement les tunnels vers la grande grotte, avec l'intention de se venger de leur hôte, Zark Graknik.

................


Au Quartier Général, les rapports s'accumulaient sur le bureau du colonel Vondalus. Des responsables administratifs entraient, saluaient, sortaient. La menace ork était chaque jour plus importante. Ils étaient des tas, avec des véhicules, des armes lourdes.

Vondalus attendait toujours les renforts. Les dernières nouvelles remontaient à trois jours, lorsque les régiments annoncés se préparaient à un nouveau saut dans le Warp. Ils n'arriveraient pas à temps. Aussi, les annonces de départ circulèrent dans la ville impériale en construction. Les ouvriers, les techniciens du génie et les ingénieurs se préparaient à évacuer.

Le commissaire Yental, de son côté, échafaudait son plan. Il désirait à tout prix détruire l'épave du Space Hulk. C'est pourquoi il demanda à des spécialistes de l'armement de fabriquer une bombe de destruction à grande échelle. Puis il rassembla des soldats pour accomplir la mission.
Vondalus observait ces préparatifs avec un certain mépris. Pour lui, le projet du commissaire n'avait aucune chance de réussir.
« Yental, vos efforts sont vains... Il faut partir. C'est tout ce qu'il nous reste à faire. »
« Non, Colonel. Notre mission était d'éliminer les orks de cette planète. Tant que nous n'aurons pas exécuté les ordres, nous ne pourrons pas partir d'ici. » répondit calmement Yental.
Vondalus s'énerva : « Rhaa, c'est de la folie ! Foutons le camp d'ici ! Les informations étaient incomplètes depuis le début. Encore une guerre préparée à la va-vite... » Il grommela.

Yental l'ignora, et reprit : « Je dirigerai moi-même l'opération. Le lieutenant-colonel Elkeban sera avec moi, et commandera les forces aériennes chargées de faire diversion. Nous partirons dans une heure. Quant à vous... je pourrais vous tuer pour manque d'esprit combatif. »
Il tourna le dos au colonel et quitta la pièce.

...
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MessageSujet: Re: Waaagh ! Bharak   Sam 29 Jan - 0:31

.................


Personne n'avait remarqué les deux orks cherchant leur chemin dans la vaste ville souterraine. Témordak et son chef marchaient à vive allure, explorant les galeries surpeuplées. Contrairement aux autochtones, sous terre, leur sens de l'orientation faisait cruellement défaut. Néanmoins, après des heures, ils parvinrent dans la grotte principale. C'est là qu'ils trouvèrent le seigneur du Bharak, Zark Graknik.

Gwerig approcha discrètement. Dans la foule, il passait presque inaperçu. Lorsque Graknik le vit, un terrible duel s'engagea. Un duel de chefs.
Le boss Koud'Boul esquiva un coup de kikoup, et frappa le crâne blindé de Graknik. Voyant son adversaire étourdi, Gwerig ne relâcha pas son attention, comme il l'avait fait lorsqu'il avait affronté le chef Goff Baltrink, plus d'un an auparavant. Cette fois, il frappa aussitôt de nouveau. La hache s'enfonça dans la poitrine du seigneur, et ce fut la fin de Zark Graknik.

Autour, les milliers d'orks qui avaient stoppé leur activité pour observer l'affrontement, restèrent bouche-bée. Gwerig lança : « Waaaaarrr ! J'sui vot' boss, maint'nant ! J'sui Azug Ub Gwerig, chef dé Koud'Boul é ségneur du Bharak ! »

Dès lors, tous les orks répétèrent son nom. Dans la cité, le mot « Gwerig » circula. Il était désormais le nouveau maître du Bharak. Et tous, dans la cité, parlèrent de lui et de son compagnon Témordak.
La plupart s'en fichait. Les esclaves gretchins ne savaient même pas ce que « boss » ou « chef » pouvait signifier. Pour eux, les orks étaient semblables à tous les autres orks, et leur tapaient dessus quel que soit leur rang.
Certains accueillirent leur nouveau chef avec joie, espérant qu'il ne serait pas un tyran.

D'autres ne ressentirent que mépris envers Azug Gwerig.

.............


« Nous arrivons... »

A bord de la navette de commandement, des officiers préparaient l'assaut, plans à l'appui. Le commissaire Yental observait l'épave par un hublot. Dans la salle de pilotage, le lieutenant-colonel Elkeban observait attentivement les radars.
Une navette de transport Thunderhawk, portant la plus puissante bombe et plusieurs parachutistes, les accompagnaient, ainsi que plusieurs bombardiers lourds et quelques chasseurs.

Le Space Hulk fut bombardé plusieurs fois.
Elkeban ordonna par radio : « Bien, cessez d'arroser l'épave. Les soldats sont être lâchés au nord. Bonne chance. »

Le Thunderhawk plongea vers le sol. Peu après, plusieurs hommes se jetèrent de la navette. La bombe fut parachutée également, tandis que les chasseurs mitraillaient les arbres au sud. Toute l'escadrille fit plusieurs tours autour du Bharak.

Yental surveillait toujours l'extérieur, en attente d'une réaction de l'ennemi. Celle-ci ne tarda plus.
« Des Chassa-bombas ! »
Une porte s'était ouverte au sommet du vaisseau-montagne, laissant s'échapper plusieurs dizaines d'avions orks, tels des guêpes protégeant leur nid. Elkeban hurla les ordres aux pilotes : « Il faut dégager ! Les hommes sont au sol, maintenant, on... »
La navette de commandement, restée en retrait, fut prise pour cible par plusieurs chasseurs orks. Elle glissa vers le bas pour échapper aux prédateurs. A l'intérieur, les hommes s'accrochaient à ce qu'ils pouvaient, inquiets. Yental, lui, restait impassible.

Une détonation résonna dans la coque, accompagnée d'une explosion soudaine. Des plaques de métal furent projetées à l'intérieur, et de l'air fumant envahit la navette. Le vaisseau pencha vers l'avant, et chuta rapidement vers les montagnes.

Lorsque l'appareil frappa le sol, le feu s'y répandit instantanément. L'équipage fut secoué. Certains hommes s'écrasèrent le crâne contre la paroi, d'autres furent brûlés. Le commissaire Yental fut projeté violemment, et sa mémoire perdit les instants qui suivirent...


Fin du Chapitre X.
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Témordak
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MessageSujet: Re: Waaagh ! Bharak   Sam 29 Jan - 17:19

Chapitre XI – La chute des chefs

Tandis que le jeune homme courait, les bombardiers grondèrent dans le ciel, et l'immeuble fut plongé dans la poussière.

Il aurait pu la sauver...


Le commissaire Yental rêvait encore, et visualisait à nouveau cette scène, qui semblait représenter... une marche à suivre.

« Commissaire ? Allait-vous bien ? »

Yental ouvrit les yeux. Elkeban était accroupi, face à lui. Derrière, la carcasse de la navette fumait, noyée dans les arbres, et quelques hommes, blessés, étaient allongés dans l'herbe.

Yental se leva, bien que son dos le fit souffrir : « Que s'est-il passé ? »
Elkeban répondit : « Nous nous sommes écrasés. Nous sommes au sol, à un ou deux kilomètres du Space Hulk. »
Le commissaire se retourna. La haute épave du Bharak s'étendait face à lui, comme un mur menaçant. Ils étaient maintenant à pied, dans une zone envahie par les orks.


.................

Gwerig, accompagné de Témordak et d'une suite d'esclaves et de gardes du corps, marchait dans les couloirs du Space Hulk. Il inspectait les diverses installations des mékanos. Certains dirent que le Bharak pourrait bientôt voler, idée que le nouveau seigneur trouva totalement absurde.

Ils traversèrent bientôt un vaste tunnel d'aération vide, éclairé de longues lampes à halogène blanches. Un ork menaçant vint à leur rencontre : « Azug Gwerig ? »
Le chef s'arrêta. Derrière eux, d'autres guerriers lourdement armés les rattrapèrent. Gwerig ignorait ce que cela signifiait, mais les inconnus semblaient lui en vouloir tout particulièrement.
Devant, l'ork continua, tirant une lame de son dos : « Vou z'allé r'grété d'avoir tué not'boss... »

Témordak dégaina son automatik, et tira dans la figure de l'ork, qui courait vers eux. Derrière, les autres abattaient les esclaves et les gardes qui tentaient de résister. Gwerig saisit sa hache pour se battre. Il fracassa le torse d'un ex-partisan de Graknik, et trancha le bras d'un autre. Témordak se défendait avec autant de brio.

Les orks qui avaient tendu l'embuscade durent finalement fuir. Bien évidemment, Gwerig décida de les poursuivre. Témordak, lui, suivit son chef...

...
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Témordak
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MessageSujet: Re: Waaagh ! Bharak   Sam 29 Jan - 17:37

.................

Yental et Elkeban étaient assis en haut d'un grand rocher de granit, rond et lisse. Ils tentaient de faire fonctionner la radio que l'un des soldats avait réussi à sauver du crash. Après une demi-heure d'essais infructueux, ils réussirent à contacter le pilote du Thunderhawk, qui avait atterri dans une clairière, à une dizaine de kilomètres.
« Ici Elkeban. Nous sommes au pied de la montagne. Venez nous récupérer dès que possible, terminé. »

En revanche, il leur était impossible d'établir une communication avec les parachutistes chargés de miner le Bharak. Vraisemblablement, leur mission avait échoué. Il ne restait plus rien à faire.

Les deux officiers descendirent du rocher. A ce moment-là, des coups de feu se firent entendre.
« Merde, ça vient du lieu du crash ! »

Ils coururent aussi vite qu'ils le pouvaient. La carcasse fumante était à deux cents mètres, dans la jungle. « Vite ! » Arrivés au milieu des arbres, ils avancèrent avec davantage de précaution. Yental était furieux : « Bon sang, pourquoi ai-je laissé mes hommes là-bas ? Pourquoi ? »

Arrivés devant la navette, il ne restait que des cadavres. Elkeban tira le commissaire, choqué, vers un buisson pour s'y camoufler. Quelqu'un approchait. De leur cachette, les officiers impériaux virent passer en courant un ork. Puis un autre.

Puis, deux autres grands orks arrivèrent à leur tour, et stoppèrent leur course devant la navette écrasée.
L'un d'eux commença : « Cé koi, ça ? Dé zom ? »
L'autre renifla un corps inerte étendu au sol, et répondit : « Oué Gwerig, lé fuyards on dû lé tué en passan ! Grr... Band'de grotz ! »

Les doigts de Yental le démangeaient. Il désirait sortir du buisson pour anéantir ces xénos. Mais ils semblaient bien trop féroces pour être provoqués au corps à corps. La plus massive des deux créatures vertes grogna, et s'approcha du buisson où les officiers étaient cachés. Elkeban souffla : « Merde, ils nous a repéré. Filons ! » Aussitôt, Yental et lui s'échappèrent à toute allure. Gwerig hurla : « Témordak ! Y'a dé zom, là ! »

Yental et Elkeban sortirent des arbres et coururent jusqu'à un ravin, au fond duquel s'écoulait un cours d'eau. Il était trop vif et trop profond pour être traversé. « Merde... Qu'est-ce qu'on fait ? » Yental marcha le long du torrent, cherchant un passage. Se retournant, il vit le grand ork approcher de son camarade.

« Elkeban ! »

Le lieutenant-colonel dégaina son épée. Mais, reculant d'un pas, il trébucha, et tomba en arrière, vers le ravin. Par chance, il put s'accrocher au bord. Mais déjà, Gwerig avançait vers lui, brandissant son imposante hache électrique.
Yental, paralysé, ne sut que faire. Cette scène, il l'avait déjà vécue. Elle revenait à lui après des années, signe d'un éternel recommencement. Son combat contre les orks avait toujours été vain, car les souvenirs qu'il avait voulu effacer revenaient d'eux-mêmes.

Il devait le sauver.

Malgré la fin irrémédiable qui s'annonçait à lui, Yental trouva le courage d'intervenir. Alors que l'ork allait frapper Elkeban, il courut le long du ravin. Et, plongeant vers le sol, se fit obstacle sur la trajectoire de la hache...

C'en était fini.
Durant les derniers moments de sa vie, le commissaire Gaëlan Yental pensa au vaillant et prometteur lieutenant-colonel qu'il avait sauvé. Il songea une dernière fois à la famille qu'il n'avait pu sauver. Il allait la rejoindre.
Et la dernière image fut celle du grand ork qui ricanait au-dessus de lui.

Elkeban hurla. Il savait que le sacrifice de son ami n'avait été qu'un sursis, car déjà le chef extraterrestre le regarda avec amusement.

Gwerig souleva de nouveau sa hache.

Il la lâcha aussitôt, car une vive douleur s'empara de lui. Le maître du Bharak baissa les yeux. Une épaisse lame ensanglantée dépassait de son abdomen. Il cracha du sang, et tomba au sol.
Dans un dernier effort, il se retourna pour voir le visage de celui qui l'avait lâchement assassiné.

Témordak se tenait debout. Il ria, et dit : « Cé moi l'boss, maint'nant ! »
Gwerig était mort.

Son successeur dévisagea le lieutenant-colonel impérial, encore accroché au rebord du ravin. Il n'eut pas le temps de l'achever, car une navette Thunderhawk apparut au-dessus d'eux, dans le ciel.

Le nouveau maître du Bharak s'échappa dans la jungle, tandis que des soldats se laissaient glisser jusqu'au sol afin de remonter leur supérieur. Un sergent découvra le cadavre du commissaire, et dit à Elkeban : « Il faut partir. Nous allons rejoindre directement le cuirassé en orbite. »


Alors que Thunderhawk s'envolait vers les cieux, Témordak revint au Bharak en chef. Il annonça à tous la mort de Gwerig, et décida de lancer une grande offensive pour se venger des hommes qui, dit-il, avaient tué leur seigneur de guerre.
Il ne fallut pas longtemps pour que les mékanos activent les réacteurs du Space Hulk. Le soir même, toute la montagne trembla, et ce qui n'avait été qu'une épave se désolidarisa de son support rocheux. Les orks qui restèrent dans la vallée purent admirer le départ spectaculaire du Bharak qui, chargé de guerriers et de machines, partait vers l'espace. La Waaagh ! était lancée...

............

Dans la navette qui le menait jusqu'au cuirassé impérial Hemalion, le lieutenant-colonel Elkeban se tenait la tête entre les mains. Jamais il n'avait été témoin d'une opération si désastreuse. Les plus grands maîtres de l'Imperium le considéreraient certainement comme responsable, de même que le colonel Vondalus.


Pourtant, c'est lui qui stopperait la violente vague ork qui venait de s'amorcer. Mais cela, il l'ignorait encore...


FIN.


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Voilà, c'est terminé. Je remercie tous ceux qui m'ont lu, j'espère que ça vous a plu.


Dernière édition par le Sam 29 Jan - 23:29, édité 1 fois
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Vorbag
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MessageSujet: Re: Waaagh ! Bharak   Sam 29 Jan - 23:11

c'est pas possible,n sa peut pas s'arreter comme sa ?! affraid
il y aura bien une suite, hein ? hein ?
si si on veut une suite
bouhouhouhou

Nazdreg
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MessageSujet: Re: Waaagh ! Bharak   Lun 19 Sep - 18:41

wahhhhhhhhh j'adore........
et en plus c'est bougrement bien écrit et tout a fait dans l'esprit Ork Mr. Green

Edit de Kasmodian : Même remarque que dans les commentaires ....
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